La symbolique
Debout, assis, à genoux : avant même de parler, la liturgie se prie avec le corps. Chaque posture est un langage.
Bien avant le christianisme, les hommes ont prié avec leur corps. La liturgie a gardé ce langage : la posture exprime ce qu'on vit intérieurement et, en retour, elle aide le cœur à se mettre dans la bonne disposition.

La posture de la résurrection et de la dignité. On se tient debout pour louer, pour écouter l'Évangile, pour prier ensemble. L'attitude de l'homme libre, relevé par le Christ.
La posture de l'écoute et de l'accueil. On s'assoit pour recevoir la Parole et la méditer, comme on s'assoit aux pieds d'un maître.
La posture de l'adoration et du repentir. Se mettre à genoux, c'est reconnaître plus grand que soi et s'abaisser devant Dieu avec confiance.
Un demi-chemin vers l'agenouillement : une révérence. On s'incline devant l'autel, devant la croix, au nom du Christ.
Le corps entièrement à terre, réservé aux grands moments (ordinations, Vendredi saint). L'effacement total devant Dieu.
Le corps qui s'incline apprend au cœur l'humilité.
Tradition monastique
Source : Présentation générale du Missel romain. Illustration : gravure ancienne (domaine public).