Comprendre
Kyrie, Gloria, Sanctus, Agnus Dei… Pourquoi ces mots latins (et grecs) reviennent-ils, et que veulent-ils dire ? De quoi suivre sans se perdre.
Pendant des siècles, le latin a été la langue commune de l'Église d'Occident : une langue stable, comprise partout, qui unissait les fidèles de tous les pays. Aujourd'hui la messe se célèbre surtout dans la langue de chacun, mais certains chants restent en latin, un héritage qu'on peut goûter sans tout traduire.

« Seigneur, prends pitié. » Le seul moment où la messe parle grec, la langue des tout premiers chrétiens. Une supplication simple, répétée.
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux. » Le grand chant de louange, repris du chant des anges à Noël. On le chante les dimanches et les fêtes (sauf l'Avent et le Carême).
« Je crois. » Le symbole de la foi : l'assemblée proclame ensemble ce qu'elle croit. C'est de là que vient notre mot « credo ».
« Saint, saint, saint. » Le chant qui ouvre la grande prière, repris du prophète Isaïe et de l'Apocalypse : on s'unit à la louange du ciel.
« Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde. » Juste avant la communion : on contemple le Christ, agneau livré pour nous.
« Allez, c'est l'envoi. » La phrase finale, d'où vient le mot « messe » lui-même ! On est envoyé porter au monde ce qu'on a reçu.
À noter · Et cum spíritu tuo = « Et avec votre esprit » : la réponse de l'assemblée au prêtre. Vous l'entendrez plusieurs fois.
Sources : Présentation générale du Missel romain et tradition liturgique. Illustration : gravure ancienne (domaine public).
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Le parcours : le texte latin défile avec sa traduction